Archive pour la catégorie 'huileux'

L’heure du bilan

Jeudi 12 avril 2012

L’ère de la frituration est terminée pour 3 bonnes raisons:

  1. Manon
  2. Charlotte
  3. Ma Laguna 2.2TD “Limited Moules-Frites Edition” a mouru

(dans cet ordre d’apparition :o) )

J’arrête donc de mettre des fleurs dans mon réservoir, et je dresse le bilan de ces 4 années de roulage exotique.

Le côté écologique

Avant même de parler d’autre chose, mettons les points sur les “i”. Rouler à l’huile de friture est peut-être écologique, mais ce n’était pas la raison première pour laquelle j’ai tenté l’expérience. N’en déplaise aux bobos qui par ailleurs partent 3 fois par an en vacances 1 semaine à l’autre bout du monde, je m’en tamponne d’émettre moins de CO².

Le bilan carbone est bon, cependant. De plus je ne rentrais pas en concurrence avec la production de nourriture. Donc c’est moralement positif, ce qui est le plus important à mon avis.

Par-contre, l’émission de particules nocives, telle que le CO (monoxyde de carbone) est réelle, du coup je relativise mon impact positif. J’aurais pû faire recaler mon injection pour régler ce problème, mais je ne l’ai pas fait, simlement parce que je voulais pouvoir revenir au gasoil à n’importe quel moment.

Emmener jusqu’à la casse un véhicule qui a déjà bien servi est aussi une grande satisfaction personnelle (message personnel aux mêmes bobos qui changent de voitures tous les 3 ans).

Par-contre, la Laguna 1 est une abomination écologique: ce truc consomme 1L de plus sur autoroute que ma R19 qui avait 8 ans de plus, et énormément plus sur les petits trajets.

Le côté financier

Voilà la première raison qui m’a fait passer à la frite. Là, c’est déjà moins gagné. Je pense que sur le long terme (au moins 1 an), on sort gagnant. En-dessous, c’est moins sûr. Et si j’intègre dans l’équation le temps que j’y ai passé, je suis clairement perdant. Ca dépend de la valeur qu’on accorde au temps passé à bricoler sa voiture.

Parmi les dépenses:

  1. Toutes les pièces utilisées pour réaliser le montage: 2 réchauffeurs, 2 électro-vannes, différents composants électriques dont des relais et un relais temporisé, 1 réservoir fabrication maison, …
  2. Des bidons de récupération, des entonnoirs
  3. Une pompe à huile manuelle (!!!)
  4. 1 abri de jardin d’occasion
  5. Des poubelles 1er prix, matériel de filtration de piscine, raccords …
  6. Une Estafette :-))

Ca commence à chiffrer sévère, même si toutes ces dépenses n’étaient pas nécessaires, loin de là.

Parmi les points positifs, celui de rouler avec une voiture d’occasion assez ancienne, ce qui permet de limiter le cout à l’achat du véihcule. Mais si c’est contre-balancé par le fait qu’elle tombe plus souvent en panne, … ca reste discutable !
Le côté bricolo

Là, c’est déjà plus sympa. J’ai jamais autant appris la mécanique qu’en mettant “les mains dans le cambouis”. Et il m’est arrivé de faire des comparaisons surprenantes avec l’informatique:par exemple, une pompe à injection supporte mal le refactoring. Quand c’est cassé, c’est vraiment cassé, pas moyen de faire CTRL-Z…=:-) Et finalement, les informaticients font parfois des choses plus propres et plus simples que dans d’autres corps d’ingénièrie.

Le côté “punk

Je ne vais pas m’en cacher: j’ai aimé l’idée de rouler de façon complètement différente de ce que fait le quidam moyen, et de répandre une odeur de frites là ou ca sent bon le bien-pensant renfermé.

Aller chez un pisciniste (haut-lieu de bobofication) pour demander un filtre à piscine de 1 um et répondre “Mais j’ai pas de piscine !” à la question “vous avez quoi comme type de piscine ?”, c’est particulièrement jouissif.

Voir le regard surpris (… c’est peu dire) d’un gardien d’immeuble Monnet-Decroix à qui on dit qu’on stocke des bidons d’huile de friture et qui demande si on mange autant de frites que ça, on ne s’en est pas remis avec Aurélie.

Mettre un bon gros coup d’accèlérateur en passant à côté des douanes, c’est à la limite du vice, et c’est bon.

Dark side of Estafette (a.k.a BàF 2.0)

Lundi 6 septembre 2010

Le billet précédent a peut-être parlé de l’apparence extérieure de l’Estafette, mais qui sait ce que contient la bête dans ses entrailles ?

Cher lecteur, un petit tour à l’intérieur du monstre !

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Au fond, un rideau de douche pour se cacher des regards  indiscrets. On notera aussi la petite lampe au teint blafard, d’origine, qui donne un style “Chicago 20’s”

Vu le peu de place,  j’ai viré le système de filtre à 2 niveaux qui terminait avec un filtre tissu pour ne garder que des filtres piscine. J’en ai rajouté 1. Ca en fait donc 3: 5 microns, 5 microns et 1 micron.

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Et les cuves de décantation sont posées dans un bac protégé par une bâche. En cas de fuite, tout reste dans le bac:

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Visuellement, c’est le bazar. Mais en pratique ca marche plutôt bien. J’ai même pu rouler sans que rien ne bouge. Et aussi déjà tirer mes premiers 100 L !

Barraque à frites 0.1

Dimanche 30 mai 2010

Peu d’articles sur la frituration ces derniers temps… Et pourtant ! Il y a beaucoup de mouvement.

Tout d’abord, la fin de la regrettée Friteuse 19.  Trop de petits problèmes à droite à gauche: vérins de haillon usés, lave-glace mort, essuie-glace détraqué, …. et de la rouille, de la rouille, et encore de la rouille.

L’objectif était de trouver un nouveau véhicule plus confortable, plus costaud, avec autant de coffre, et surtout …. une pompe Bosch. Le choix idéal: Laguna1 phase 1, TD. Le prix est vraiment léger parce que ce moteur consomme plus que son petit frère en 1.9 TDi. Le confort est au rendez-vous, même Aurélie apprécie de conduire ce char d’assaut. Au niveau insonorisation, c’est le pied, enfin, les oreilles.

Tout allait pour le mieux dans le pays des Bisounours, quand soudain… Le gardien de notre résidence est venu m’expliquer que l’installation classée seveso au fond de mon parking lui posait un problème.  Comme le monsieur a toujours été correct et compréhensif à mon égard jusqu’à aujourd’hui, j’ai décidé de retirer les bidons du fond de mon garage.

Pour les mettre ailleurs. Ailleurs, oui, mais ou ? Hors de question de remonter ca sur le balcon. Je n’allais pas non-plus acheter un logement pour stocker des bidons d’huile de friture. Première idée:une caravane. Peu couteux si j’en trouvai une miteuse, peu d’assurance. Nickel. Nickel ? Pas tout-à-fait. Il y a peu d’épaves de caravanes en vente. Les gens “normaux” les emmènent à la casse. Après quelques déboires avec des gens peu scrupuleux, j’ai lâché l’affaire.

C’est d’Aurélie qu’est venue la solution (encore !). Pourquoi pas une camionnette  ? Tout simplement parce que ca coute cher: carte grise, assurance, contrôle technique, achat = cher. Très cher.

Sauf si….. c’est un véhicule de collection : carte grise de collection, assurance de collection (40€ /an), contrôle technique léger tous les 5 ans. Et en plus ca a de la gueule. On fonce sur leboncoin.fr et autres lacentrale.fr pour zieuter les épaves (et piquer quelques fous-rires). Et me voilà avec une épave entre les mains, une épave certes, mais une épave qui a de la classe. Oui, cher lecteur, regardes ça:

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L’estafette ! C’est tombé comme une évidence !

Un bon vieux moteur réparable par monsieur tout-le monde, et un espace de rangement immense. On peut tenir debout dedans !

Date de mise en circulation: 1971. C’est même plus vieux que mon grand frère ! :-) L’Estafette est le premier véhicule Renault avec traction avant… Tout un symbole ! Cependant à la conduite, je comprends pourquoi le premier propriétaire avait mis un porte-clés avec une icône de la Vierge. C’est plutôt déroutant par rapport à une Laguna de 1996… On est loin du véhicule hybride qui se gare tout seul. Et je ne peux pas y brancher mon TomTom : l’allume-cigare n’est pas de série. A 90 km/h, pied au plancher. 1h pour aller la chercher, 2h de bonheur de conduite pour rentrer !

Du coup maintenant, j’ai des scrupules à la poubelliser. Alors je me suis fixé 2 objectifs:

  1. En faire une barraque à frite propre.
  2. La restaurer petit-à-petit.

Elle a passé le contrôle technique, obligatoire depuis 2009 en collection pour pouvoir refaire la carte grise. Bilan: déséquilibre de freins, freins à main insuffisant. Ok. Rien de méchant donc.

Par-contre, la carrosserie, c’est pas ça:

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“Heureusement “, j’ai une longue expérience des trous avec la R19. Là, c’est le niveau supérieur, mais la technique reste presque la même : ce sera résine, fibre et tôle vissée. Et roule ma poule.

Pour la mécanique, pas de problème, tout est à portée de volant:

img_0008.JPG

Je crée une catégorie Estafette dans le blog pour suivre la progression. To be continued…

Friteuse 19 version 2.0

Dimanche 10 mai 2009

J’avais écrit içi en novembre dernier sur mon montage bi-carburation.

L’hiver est arrivé, la température est descendue, et j’ai pu constater que mon réchauffeur électrique ne suffisait pas à maintenir une température de 70+ °C.  Comme je n’allais pas mettre plusieurs réchauffeurs (300W, ça commence à faire beaucoup), j’ai décidé de franchir le cap et de rajouter un échangeur thermique entre le carburant et le liquide de refroidissement.

La solution a consisté à dériver le circuit LDR qui sert à réchauffer le filtre à gasoil. Pour cela, direction Leroy Merlin au rayon plomberie, puis la casse pour trouver des bouts de durite à LDR ! L’échangeur thermique provient d’un magasin dédié au roulage à l’huile. Et voilà le résultat:

derivation_LDR_moteur

On ne voit pas l’échangeur thermique sur la photo; cette partie du moteur est maintenant très encombrée, j’ai été obligé de le fixer plus bas, en-dessous du filtre à gasoil. Il a cette tête-là:

4 voies: 2 pour le carburant, 2 pour le LDR, les 2 liquides doivent circuler en sens opposés. Ca a été un vrai casse-tête pour caser ça dans le compartiment moteur !

Sans le réchauffeur électrique, ca monte tout seul à 70° en ville, et 60° sur autoroute. Je suppose que les différences de refroidissement et de débits entre ces 2 modes d’utilisation y sont pour quelque chose. Les calories restantes pour atteindre les 75-80°C sont apportées par le réchauffeur électrique, qui régule assez bien pour éviter de passer à plus de 90° (pour des raisons de sécurité).

Au passage, mes 2 électrovannes (avant injection et après moteur) étant couplées, j’avais peur que trop d’huile passent dans le réservoir à gasoil. J’ai donc installé un relais temporisé sur l’électrovanne de sortie, afin de mettre une pause de 50s avant que cette dernière ne se déclenche. Cela permet de savoir si la purge de la pompe d’injection est faite. Un voyant supplémentaire dans l’habitacle, (du côté de l’indicateur de température) permet de connaitre l’état de l’électrovanne de sortie. (c’est le bidule vert)

indicateur habitacle

Malgré cela, j’ai quand même l’impression que de l’huile reste “emprisonnée” dans l’injection, et il arrive que le moteur tousse au démarrage à froid quand le pourcentage d’huile est élevé ou après avoir roulé longtemps à l’huile et avoir purgé moins longtemps.

100 % ! J’ai ainsi roulé à 100% à l’huile de friture une partie de l’hiver sur les longs trajets. Hormis l’odeur, il y a d’autres effets remarquables. Lors du débrayage par exemple, la pompe ne revient pas se coller à 750 tr/min immédiatement, elle fait un petit passage à 600 tr/min avant de revenir à 750. Ce n’est pas gênant pour la conduite, juste un peu surprenant. Le bruit aussi: l’huile décale le point éclair, du coup le moteur fait un bruit un peu plus aigü. Sur les pompes Bosch, on peut retarer les injecteurs pour rattraper ça (et mieux pulvériser l’huile aussi), mais l’opération est déconseillée avec les Lucas, jugées trop fragiles.

J’ai également la sensation de consommer moins. Je n’ai pas de chiffres, il faudrait que je fasse une mesure. Par exemple, pour un aller-retour Colomiers-Leucate, j’ai consommé un peu plus qu’un demi-plein (avec vent de face à l’aller !), alors que c’était plus avant. Encore une fois, il faut faire une mesure. Il est possible que ce soit un effet du réchauffage du carburant car cela offre une meilleure combustion. A noter qu’il ne faut pas le faire avec du gasoil pur, car il perd ses propriétés lubrifiantes à partir de 60° !

Station de filtration d’huile de friture

Jeudi 29 janvier 2009

Voici la “fameuse” station d’enrichissement d’uranium ^W^W filtration d’huile de friture.

filtration

1 - L’ensemble est constitué de 4 cuves de décantation (des poubelles de bureau de chez FoireFouille) , dans lequel le carburant en devenir doit décanter au minimum 4 semaines. Avant d’arriver dans la cuve, je le passe au travers d’un filtre grosse maille. (des draps usagés de récup; à vot’ bon coeur, msieurs dames). J’indique sur la poubelle au marqueur la date et le volume en attente. La date pour vérifier que les 4 semaines sont bien passées, et le volume pour faire le décompte total.

2 - Chaque cuve est équipé de 2 robinets (robinets plastiques bas de gamme de piscine), un haut et un bas. Le robinet haut sert à passer la partie “noble” du précieux liquide.

3 - Le robinet du bas sert à éliminer les boues de décantation; autrement dit, les gros morceaux de fritures qui boucheraient les tuyaux. En pratique, le drap permet déjà d’éliminer pas mal de boue.

4 - Premier filtre petite maille de 40 microns; filtre et porte-filtre sorti tout droit de chez le pisciniste. (”Mais vous avez quoi comme piscine ? ” - “J’ai pas de piscine”)

5 - Second filtre petite maille de 5 microns; Acheté sur internet dans une boutique d’aquarium. Le plus cher.

6 - Dernier poste de filtration. (Un saut de plage pour enfants percé, avec une bouteille d’eau de 5 L en plastique coupée et scotchée). Filtre tissu industriel 1 micron. Cher au mètre-carré, mais en fait le 5 micron est celui qui se bouche en premier.

7 - Jerrican d’huile filtrée, spécial hydrocarbure. Je l’ai mis dans un bloc de confinement en plastique (un bac à linge bas de gamme de chez Foire Fouille) pour éviter que des fuites malencontreuses aille remplir le parking.

8 - Bidons en attente de filtration. Ils viennent direct du restaurant, pour éviter de désamorcer le processus en cas de problème d’approvisionnement une semaine.

9 - Barbecue. Ca filtre pas, mais ca peut aider certains à comprendre d’ou vient l’odeur étrange qui colle aux saucisses l’été….

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Friteuse 19 en photos

Jeudi 6 novembre 2008

Comme promis, quelques photos du montage.

Côté moteur:

moteur.jpg

Côté habitacle, c’est nettement moins “en vrac”. D’abord la jauge de température:jauge1.jpg

légèrement excentrée pour être lue en conduisant.

Côté contrôles:

bouttons.jpg

de gauche à droite : pompe de prégavage, électrovannes gasoil/huile, et réchauffeur électrique avec sa led de contrôle.

Côté coffre, le réservoir dans un coffre en bois avec une trappe d’accès:

reservoir.jpg

Pourquoi 3 durites ? Elles correspondent à :

  • Pompage du Gasoil
  • Retour moteur
  • Prise d’air

La jauge de température n’était pas prévue initialement; comme j’avais un gros doute sur les capacités du réchauffeur électrique à atteindre 75°, je me suis fendu de quelques euros pour une sonde de température à insérer avant la pompe d’injection. Cela donne une image assez fidèle de la température d’arrivée. J’ai bien fait car la température n’est pas suffisante : seulement 60° ! A cette température, en hiver, je risque une casse malencontreuse…

Je vais donc changer de réchauffeur électrique pour un modèle plus sérieux : qui ne perde pas les calories bêtement en réchauffant autant le fluide que l’air avec la résistance noyée dans le flux, et surtout d’une longueur plus importante pour garantir que le carburant ait le temps de monter en température…

Je sais que les réchauffeurs électriques sont assez mal vus dans la communauté des huileux. En effet, la chaleur du liquide de refroidissement générée par le moteur est un “déchet” qui peut être valorisé pour réchauffer l’huile, alors que l’électricité d’un réchauffeur électrique est prélevée sur l’énergie utile et fait plus tourner l’alternateur. Mais bon, dans mon cas avec une pompe Lucas, je préfère ne pas prendre de risques et utiliser une méthode efficace qui chauffe dès le démarrage !

Affaire à suivre, donc.

La Nem’attitude

Dimanche 3 août 2008

Ca y est, les 20 premiers litres sont passés au travers des filtres.

L’apparence avait l’air bonne, et comme le seul moyen de vérifier que c’est bon est de tenter l’expérience, 10L sont partis dans le réservoir. Ca rappelle un peu Pasteur qui décide de tenter un vaccin sur lui-même. (sauf que ca n’a en fait rien de révolutionnaire, et que ma vie n’est pas en jeu. Bref, Pasteur était quand même un type plus classe)

Samedi, petite tramontane, aller-retour jusqu’à Narbonne; tout s’est bien passé hormis les bouchons sur la route. Vivement l’hiver :-) Petite déception : il n’y a pas d’odeur bizarre. Va falloir augmenter le pourcentage ;-)

Ce dimanche, aidé de mon super-beau-frère (merci à lui !), on a branché l’électro-vanne d’arrivée qui permet de basculer entre les 2 réservoirs. Aucun incident à déplorer, mais ca a été quand même une bonne galère. Rien ne se passe jamais comme prévu… Faire des plans fonctionnels n’est pas suffisant quand on trafique un moteur, il faut aussi calculer l’occupation physique des éléments. Tout n’est pas toujours possible, même avec de la bonne volonté. Un univers inconnu à l’informaticien que je suis, habitué à rajouter ou enlever des bouts de code à volonté (avec un design préalable, of course ! :-) ) et limité uniquement (ou presque) par le temps et l’imagination.

Promis, je poste des photos bientôt.

20 Litres de “Pure Nem”

Samedi 12 juillet 2008

Ca y est, comme je l’avais annoncé précédemment, j’ai trouvé un restaurant asiatique qui a accepté de me refourguer ses huiles de friture gratos. La première livraison a été effectuée et j’ai récupéré un bidon de 20L de “produit”.

Je m’en doutais un peu, mais ce truc est encore plus atroce que prévu. Ca rappelle une vague odeur de graillon de nems, de canard laqué et de porc au caramel. L’odeur colle aux doigts et aux vêtements. Le fond de cuve est immonde, rempli de petits morceaux qui donnent envie de vomir….. Après avoir senti ça, est-il encore possible d’aller manger dans un restaurant asiatique ? J’espère que oui…. Il ne faut jamais aller voir ce qui se passe dans les cuisines, ou pire, derrière les cuisines.

Enfin…. Entre temps, j’ai confectionné une cuve de décantation artisanale (poubelle 25L chez FoireFouille (6€), et 2 robinets plus robinetterie associée (~50€) chez un vendeur de piscine (qui m’a regardé bizarrement quand je lui ai demandé s’il n’avait pas une maille de filtration plus petite que 40 microns; on vit une époque étrange).

Hop, je tente ma première décantation sur un recoin du balcon. Malheureusement, l’étanchéïté des joints de robinets n’est pas à la hauteur, j’ai été obligé de vider la cuve et de refaire un joint à l’arrache. …Encore quelques senteurs de nems grillés dans le nez…

Il va falloir confectionner un rangement pour envoyer ça au garage. Et l’odeur ne laissera pas de doutes, ce coup-ci. C’est ma bien-aimée qui va être heureuse (ou pas ?) de découvrir ça à son retour.

Rendez-vous dans 3 semaines, pour le premier passage dans les filtres. Et après ça, faudra pas me coller aux fesses sur la route si on veut pas avoir une voiture qui pue le nem.

Un cadeau bienvenu !

Mardi 8 juillet 2008

1 Litre d’huile de friture extra patate !

Merci sœurette ! Tu sais comment me faire plaisir !

J’aurai bien aimé mettre une photo ici, mais bon, c’est pas bien dur à imaginer une bouteille en plastique rempli d’huile de friture, et puis ma bien-aimée a emporté l’appareil photo ici :

Agrandir le plan

La crise alimentaire ? Déjà ?

Dimanche 29 juin 2008

Alors que je cherchai une petite centaine de litres d’huile pour …. faire des frites au village, j’ai reçu 3 réponses identiques de mes dealers habituels : “rupture de stock, reviendez en novembre”.

Comme cela a attisé ma curiosité, j’ai profité d’avoir le 3ième au téléphone, par ailleurs béarnais, pour lui demander comment cela était possible. La réponse est simple, au moins dans le cas du Béarn: le prix du maïs a été multiplié par presque 2,5 cet année, et du coup de nombreux agriculteurs se sont tournés vers cette production plus rentable. Moralité : il y a eu beaucoup moins de terres consacrées au tournesol et au colza. Avant la fin de l’année, il y a rupture de stock de graines pour les presses à huile.

La discussion a alors dévié vers une sujet plus général : l’augmentation des prix sur les marchés agricoles, et mon interlocuteur était assez pessimiste. Cette augmentation semble pour lui plus globale, et risque de durer car cela n’est pas conjoncturel.

Du coup, je me suis activement mis en quête d’huile de friture. Il y a peut-être une piste, … mais To Be Continued !