Archive pour la catégorie 'Perso'

pensée du jour

Lundi 6 août 2012

“Quand un agent immobilier dit ‘bonjour’, il ment déjà”

pensée du jour

Dimanche 5 août 2012

“Ce qui est bien avec le temporaire, c’est qu’il s’installe facilement et dure longtemps”

pensée du jour

Dimanche 29 juillet 2012

“Tu réalises que tu déménages quand y’a plus de magazine dans les toilettes”

L’heure du bilan

Jeudi 12 avril 2012

L’ère de la frituration est terminée pour 3 bonnes raisons:

  1. Manon
  2. Charlotte
  3. Ma Laguna 2.2TD “Limited Moules-Frites Edition” a mouru

(dans cet ordre d’apparition :o) )

J’arrête donc de mettre des fleurs dans mon réservoir, et je dresse le bilan de ces 4 années de roulage exotique.

Le côté écologique

Avant même de parler d’autre chose, mettons les points sur les “i”. Rouler à l’huile de friture est peut-être écologique, mais ce n’était pas la raison première pour laquelle j’ai tenté l’expérience. N’en déplaise aux bobos qui par ailleurs partent 3 fois par an en vacances 1 semaine à l’autre bout du monde, je m’en tamponne d’émettre moins de CO².

Le bilan carbone est bon, cependant. De plus je ne rentrais pas en concurrence avec la production de nourriture. Donc c’est moralement positif, ce qui est le plus important à mon avis.

Par-contre, l’émission de particules nocives, telle que le CO (monoxyde de carbone) est réelle, du coup je relativise mon impact positif. J’aurais pû faire recaler mon injection pour régler ce problème, mais je ne l’ai pas fait, simlement parce que je voulais pouvoir revenir au gasoil à n’importe quel moment.

Emmener jusqu’à la casse un véhicule qui a déjà bien servi est aussi une grande satisfaction personnelle (message personnel aux mêmes bobos qui changent de voitures tous les 3 ans).

Par-contre, la Laguna 1 est une abomination écologique: ce truc consomme 1L de plus sur autoroute que ma R19 qui avait 8 ans de plus, et énormément plus sur les petits trajets.

Le côté financier

Voilà la première raison qui m’a fait passer à la frite. Là, c’est déjà moins gagné. Je pense que sur le long terme (au moins 1 an), on sort gagnant. En-dessous, c’est moins sûr. Et si j’intègre dans l’équation le temps que j’y ai passé, je suis clairement perdant. Ca dépend de la valeur qu’on accorde au temps passé à bricoler sa voiture.

Parmi les dépenses:

  1. Toutes les pièces utilisées pour réaliser le montage: 2 réchauffeurs, 2 électro-vannes, différents composants électriques dont des relais et un relais temporisé, 1 réservoir fabrication maison, …
  2. Des bidons de récupération, des entonnoirs
  3. Une pompe à huile manuelle (!!!)
  4. 1 abri de jardin d’occasion
  5. Des poubelles 1er prix, matériel de filtration de piscine, raccords …
  6. Une Estafette :-))

Ca commence à chiffrer sévère, même si toutes ces dépenses n’étaient pas nécessaires, loin de là.

Parmi les points positifs, celui de rouler avec une voiture d’occasion assez ancienne, ce qui permet de limiter le cout à l’achat du véihcule. Mais si c’est contre-balancé par le fait qu’elle tombe plus souvent en panne, … ca reste discutable !
Le côté bricolo

Là, c’est déjà plus sympa. J’ai jamais autant appris la mécanique qu’en mettant “les mains dans le cambouis”. Et il m’est arrivé de faire des comparaisons surprenantes avec l’informatique:par exemple, une pompe à injection supporte mal le refactoring. Quand c’est cassé, c’est vraiment cassé, pas moyen de faire CTRL-Z…=:-) Et finalement, les informaticients font parfois des choses plus propres et plus simples que dans d’autres corps d’ingénièrie.

Le côté “punk

Je ne vais pas m’en cacher: j’ai aimé l’idée de rouler de façon complètement différente de ce que fait le quidam moyen, et de répandre une odeur de frites là ou ca sent bon le bien-pensant renfermé.

Aller chez un pisciniste (haut-lieu de bobofication) pour demander un filtre à piscine de 1 um et répondre “Mais j’ai pas de piscine !” à la question “vous avez quoi comme type de piscine ?”, c’est particulièrement jouissif.

Voir le regard surpris (… c’est peu dire) d’un gardien d’immeuble Monnet-Decroix à qui on dit qu’on stocke des bidons d’huile de friture et qui demande si on mange autant de frites que ça, on ne s’en est pas remis avec Aurélie.

Mettre un bon gros coup d’accèlérateur en passant à côté des douanes, c’est à la limite du vice, et c’est bon.

Très bon…

Mercredi 22 février 2012

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Windstafette

Samedi 1 octobre 2011

L’ère de la BaF 1.0 est définitivement terminée. Ainsi commence l’ère de la Windstafette !

La Windstafette, c’est le “van de surfeur” sauce Estafette.

En voyage, ca donne:

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Je sens comme un léger décalage…

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Schizophrénie sportive

Lundi 3 janvier 2011

Je vous souhaite bonne année à tous, avec du retard kivabien comme d’hab’ !

Pour attaquer cette nouvelle année, un petit billet d’humeur.

Depuis que je suis une fiotte, pratiquant du nouveau sport de m’as-tu-vu à la mode, j’ai remarqué que cette activité est atteinte de schizophrénie, au moins par 2 aspects.

1/ Le kite, c’est un sport de jeune

C’est complètement faux. La moyenne d’âge des pratiquants tourne autour de la quarantaine. Qu’on ne s’y trompe pas, je ne dis pas qu’on est vieux à 40 ans; juste qu’à 40 ans, on n’est plus jeune.

Premier fait :Beaucoup de pratiquants sont issus de la planche à voile, de gens qui ont commencé les sports de glisse dans les années 80, et ont décidé de basculer vers le kite dans les années 2000. On fait le compte, hum, 20 + 20 = 40.

Deuxième fait: le kite coute un bras. On fait le calcul: 1000 € l’aile complète neuve, il en faut au moins deux, et au moins 1 planche à 500 €, plus l’équipement résiduel à 300€ (combi, harnais, …) 2800 €, auquel il faut rajouter une voiture et les trajets. Ca coute aussi cher qu’un abonnement de golf, location de voiturette électrique comprise (les sacs à vomi sont sur le siège devant vous).

Pourquoi je raconte tout ça ?  Parce que la presse généraliste et spécialisée nous présente une image différente: le petit jeune rebelle cheveux au vent qui envoie du freestyle, l’éternel jeune trentenaire, … lies, lies, lies. Le kite, c’est plus: cheveux gris, 4×4 ou camping-car à 50.000 €, et navigation pépère. Vous connaissez beaucoup de jeunes travailleurs capables de se payer de l’équipement à 3000€ tous les ans et des cours à 150€ la 1/2 journée ? Et pourtant, la fabrique à image continue de fonctionner:le kite véhicule une image de sport de jeune (toutes les vidéos de promos sont là pour le prouver), bien loin de la réalité.

2/ La sécurité, pas pour moi.

Des accidents, encore et encore, et même chez les pros (Vincent Tiger en 2009 à Leucate au Mondial du Vent : pas de casque, pas de gilet).

D’un côté: des écoles qui luttent pour enseigner la sécurité, parce qu’un accident fait mal au sport, et parce qu’on ne peut pas naviguer tranquillement sans avoir un(e) inconscient(e) qui crashe son aile sur le sable à 1 m de soi dans le dos. De l’autre, des marques et des fédérations qui montrent des compétitions et des vidéos sans équipements de sécurité. Sur les spots, 2 sujets de discussion: le vent, et la sécurité; tout le monde a son anecdote à raconter.

Pourtant, les marques et les magasins continuent d’un côté de mettre en avant des produits dangereux dans des publicités ou des jeunes (cf 1/) “envoient le pâté” à 2 m du bord et 15 m de haut, et de l’autre côté de proposer un rayon de sécurité et d’encourager le port du casque et de gilet pour une pratique “safe”.

Sur ce 2nd point, il est possible que l’arrivée massive des femmes dans le sport change la donne:  la plupart viennent chercher une pratique “à la Nicolas Hulot”, plutôt que de faire parler l’adrénaline.

Pour le 1er point, j’ai plus l’impression que la machine marketing continue à maintenir l’image du sport. C’est plus sexy de vendre des ailes en faisant croire qu’on est encore un gamin de 20 ans, que de faire des packs “aile + planche + prostate”. Dans la même veine à méditer, le port du short par dessus la combinaison intégrale (lu sur un forum : “waaa ca taquine ça, le short par dessus la combi tu porteras, le style tu connaitras”): a quoi ca peut bien servir, sinon à inciter à acheter un boardshort en même temps qu’une combi ?

“Quand je te dis que t’es gros …”

Jeudi 2 septembre 2010

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Réalisé sans trucage, uniquement à base de produits naturels: cacahouète, noix de cajou, cassoulet, bière, …

Coming out (encore ?)

Mercredi 25 août 2010

Ouais, encore.

J’ai pas trop l’habitude de parler de mon boulot ici, mais une fois n’est pas coutume et mort aux habitudes !

Après la mort de Seanodes, (à ne pas confondre avec Seanodes !) et quelques mois d’errance ventés, j’ai rejoint Studec, société toulousaine spécialisée dans l’ingénierie documentaire. Le but initial était de rapidement prendre en charge la gestion de projet offshore en Inde. Mais il en va des embauches comme des mariages: des fois ca marche, des fois ca ne marche pas.

J’ai eu la sensation désagréable de jouer le rôle d’Archibald Tuttle, que tu connais surement chez lecteur ! Mais oui…. réfléchis….

« J’ai choisi ce boulot pour l’aventure, les voyages ; on aide les gens… »

Il s’agit de l’homme qui lutte contre la bureaucratie et se fait finalement dévorer par la paperasse.

Plutôt que de connaitre le même destin, je me suis enfui, j’imagine entendre derrière moi un “on l’a perdu” de circonstance, pendant que mon cerveau est parti sillonner les vertes prairies en Estafette. (toujours la même référence, mais revoir la version director’s cut)

Et puis j’ai finalement atterri (il faut bien) dans le monde “merveilleux” des médias, du côté de Ramonville st Agne, en espérant que ca se passe bien. Objectif: apporter une expertise stockage à des experts des formats audio-vidéo. Retour à une échelle humaine, et surtout la possibilité d’éviter d’avoir à faire des choses stupides et inutiles sans moyen pour faire ce qui est réellement nécessaire.

Rien à voir avec la choucroute, mais décidément, ce film est terrible. A voir et revoir, surtout par les temps qui courent.

Descartes et la biodiversité

Samedi 21 août 2010

Un vieux souvenir de philo de Terminale [1]:

“Se rendre maitre et possesseur de la nature” — Descartes, dans le Discours de la Méthode

Descartes est (il parait !) un élément philosophique fondateur de la France, dite, justement, cartésienne.

La tendance actuelle est plutôt d’encourager le respect de l’environnement et la biodiversité, notre maitrise des lois de la nature étant devenue suffisante pour pouvoir défigurer la nature. Alors, contradiction ?

Peut-être pas, si on considère que pour Descartes cette maitrise de la nature signifiait la compréhension et la réutilisation en faveur de l’homme des mécanismes qui la règle. Je reste tout de même suspicieux: Descartes avait-il imaginé l’explosion des sciences et techniques actuelles et des débordements associés ?

Ou alors devenir maitre et possesseur de la nature nous porte jusqu’à réussir à la préserver de nos propres actions pour mieux en tirer bénéfice ?

[1] 6/20 au bac la première fois, 5/20 la seconde fois.Le chemin est long et tortueux … surtout quand on part dans le mauvais sens.