Archive pour septembre 2007

Le Morne Brabant, spot complet

Mercredi 26 septembre 2007

Le Morne Brabant, c’est le nom du spot sur l’ile Maurice ou est installé le club Mistral. Un spot vraiment complet:

  • Le lagon avec peu de fond permet de débuter en confiance et de faire un peu de freestyle sur une zone de plat.
  • A marée haute, une zone au vent permet d’avoir quelques petites vagues bien propres sans danger.
  • Le récif de corail casse la grosse houle qui vient de l’océan indien. C’est One Eye, un tube très dangereux parce qu’il casse violemment sur peu de fond de corail. Le nom vient de la façade en forme de visage du Morne, un gros rocher situé en face du spot.
  • A l’extérieur du lagon, en sortant par un canal ou les vagues sont plus calmes, une très grosse vague nommée Manawa se forme à partir de la houle et atteint de 2m à 6m. Pas trop dangereuse, elle déferle progressivement par le haut.

Le tout dans une eau turquoise, face au magnifique rocher du Morne, le vent accéléré par un effet venturi local qui souffle presque tout le temps entre 20 et 25 noeuds. Malgré toute cette beauté, il ne faut pas oublier que le coin est dangereux:

  • Le Corail oblige de naviguer avec des chaussons.
  • Si le corail ne fait pas peur, les oursins sont là pour rappeler à l’ordre.
  • Le courant est très important : l’eau poussée à l’intérieur du lagon par One Eye doit s’évacuer quelque part. Elle sort alors par le “channel” avec une vitesse pouvant atteindre 10 noeuds. Ca rend parfois les sorties à l’extérieur du lagon en bateau de sécurité difficile, et du coup la navigation à l’extérieur est interdite.
  • One Eye est vraiment dangereuse. La vague casse sur des patates de corail qui apparaissent quand l’eau se retire devant la vague. Adrénaline garantie ! Je me suis fais piéger une fois, ca a suffit à me vacciner. Cependant on peut voir quelques très bons locaux windsurfer le monstre, en restant toujours au milieu de la vague, pour garder la vitesse sans s’écraser sur le corail. Reste à calculer (prier ?) pour ne pas se faire piéger dans le tube… On a aussi vu 2 surfeurs dans la même matinée rentrer avec leurs planches en 2 morceaux bien distincts.
  • La nuit tombe rapidement à 6h30, et avec elle le vent. Gare à rentrer avant la nuit !

Dans ce cadre magnifique, comment ne pas progresser à vitesse grand V en prenant un maximum de plaisir ?

Aurélie a ainsi pu peaufiner son water-start maintenant complètement maitrisé, et elle a mis les 2 pieds dans les straps… Et dire qu’il m’aura fallu 2 ans pour arriver à ce résultat ! Et pour cela, il a fallu que quelqu’un (d’autre que moi) lui dise qu’elle pouvait le faire.

Quant à moi, ca a été l’extase, tout simplement. Au surf d’abord, après m’être fait quelques frayeurs sur les vagues du lagon, quelques jolis sauts et des surfs vraiment sympathiques, je me suis décidé à aller à Manawa. J’ai pu apprécier deux surfs sur des vagues de 3m, donc assez moyennes en taille pour le spot. Sensations vraiment incroyables de descente sans fin, sur une vague interminable.

Niveau manoeuvres, je passe maintenant le jibe sur vagues les doigts dans le nez, et l’empannage sur petit volume aussi (85L). Sur la zone de plat, j’ai pu passer des “jibes main dans l’eau” assez facilement, et j’ai la preuve en vidéo (à venir) ! Je passe maintenant assez bien également la première partie du backwind jibe qui consiste à passer à contre au planing, mais au moment d’attaquer le jibe à contre, c’est la gauffre. Par-contre, j’arrive à improviser un arrêt propre à contre, pieds sur le nez de la planche, puis retournement de la planche et départ. Ce n’est pas joli, mais c’est mieux que rien ! Par vent plus faible, l’hélicopter tack passe aussi assez bien. Reste que toute la difficulté tient maintenant à le passer avec du vent plus fort sans se faire éjecter au moment de retourner la voile.

Mais ma grande fierté, c’est surtout de réussir à passer un exercice pour le speed loop (front loop avec un axe de rotation plus vertical) : la catapulte controlée: le plus difficile dans cette manoeuvre est (parait-il, j’en sais rien puisque je ne réussis pas la manoeuvre) d’apprivoiser la peur de partir en avant la tête la premère sur le nez de la planche. Par vent faible, regarder en arrière, tirer comme une brute sur la main arrière, et se laisser partir en avant, ce qui permet d’apprendre à gérer la rotation du gréement. Après la première frousse du début, je me suis aperçu qu’en fait ce n’était pas dangereux, et je me suis amusé à balancer mes “catapultes” un peu partout au milieu du lagon, quitte à passer pour un abruti mazochiste ;) J’arrive à faire la moitié de la rotation avec atterrissage sur le dos dans l’eau. Prochaine étape, balancer la sauce au milieu d’un saut. 100% confiance !

Maurice, c’est fini

Lundi 24 septembre 2007

Après 2 semaines fabuleuses, retour dans les brumes de Colomiers… Brrrrr…..

Maurice

L’ile est vraiment sympathique, à l’image de ses habitants. L’option “studio Pik-Pik 0 étoile” s’est révélée très judicieuse, on a pu mieux apprécier la culture locale en se balandant et en ayant des contacts privilégiés avec les gens, notamment lors de la fête hindoue de Ganesh Charturthi.

Quant à nos activités nautiques, on a été gâtés, puisqu’on a pu observer dans leur milieu naturel, en vrac, des poissons volants, une baleine, une tortue, une myriade de poissons multicolores en-veux-tu-en-voilà, étoiles de mer, murènes, et aussi un objet nageant non-identifié vu à l’extérieur du lagon en planche (une raie pour moi, aurélie a pensé immédiatement à un requin. Etonnant, non ?)

Pour les activités planchesques, ca nécessitera un autre billet.

Reste à faire un petit montage vidéo (ca s’annonce difficile, vu que ce sera la première fois et que j’ai shooté 2 cassettes de 80 minutes), et à rajouter ça dans l’album photo. Stay Tuned !

Vidéo sous linux, la fin d’un troll ?

Jeudi 6 septembre 2007

On nous a prêté deux caméras juste avant de partir à l’île maurice (gniark !) : celle de mes parents, qui a maintenant plus de 7 ans et une autre prêtée par des amis, un modèle compact récent bas de gamme.

La première est analogique et fait de l’export uniquement en S/Vidéo ; elle permet de se muscler le bras assez efficacement; n’ayant pas la métariel adéquat pour l’import, je n’ai pas insisté.

La seconde (Samsung VP-D361) n’est guère plus grosse qu’un gros appareil photo numérique et ne fait de l’export qu’en FireWire.

J’en étais resté à l’idée qu’importer et éditer de la vidéo sous Linux est compliquée et nécessite une machine de guerre. Ca s’est passé ainsi:

  1. Achat d’un cable FireWire
  2. Brancher le cable au caméscope et au portable
  3. Lancer Kino
  4. Aller dans l’onglet “Capture”
  5. Cliquer sur Capture (la caméra est pilotée par le logiciel)
  6. Arrêter la capture
  7. Aller sur Exporter/MPEG
  8. Cliquer sur Exporter

Voilà ! En moins de 10 étapes la vidéo était au format MPEG2 sur mon disque dur..

J’avoue, par automatisme, j’ai regardé les messages noyaux avec dmesg quand j’ai branché la caméra, mais c’était inutile parce que tout a fonctionné automagiquement.

Qui osera encore dire que la vidéo sous Linux nécessite un BAC+12 en modulogie et un DEA de configurationnalisme ?