Archive pour août 2008

Ils sont beaux nos champions !

Lundi 25 août 2008

Et pof ! Encore une médaille française en planche à voile ! Bravo Julien ! L’effort est vraiment remarquable, l’épreuve ressemblait à un vrai marathon des mers !

Bon, pour ceux qui me lisent de temps en temps, vous savez que je fais rarement des remarques positives, c’est plutôt des critiques négatives et non-constructives en général. Et bien ! Je vais continuer. Allez, c’est parti.

La planche à voile olympique (RS:X), c’est de la merde. Pour plusieurs raisons.

1/ Monotypie

C’est le nom donné aux courses ou tous les coureurs naviguent sur le même support. Cela permet -de manière évidente- de mettre tous les coureurs sur un même pied d’égalité, au niveau du matériel [1]. Dans le principe. Parce qu’en réalité, la planche à voile n’est pas un bateau, et le poids du coureur intervient de manière très importante; lorsque le vent est établi,un coureur léger devra choisir une voile adaptée à son gabarit, plus petite que celle d’un coureur lourd.

En monotypie, les coureurs vont devoir concourir avec la même surface et les légers seront donc privilégiés dans le vent faible. Le comité olympique a retenu un spot dépourvu de vent; conclusion ?

2/ Support pourrave

Le support est choisi par le comité olympique après un appel d’offre. Ici, le modèle retenu est celui proposé par NeilPryde (les gens qui font des voiles de vagues qui ne résistent pas aux vagues, vous vous souvenez ?) nommé RS:X, et les coureurs disent volontiers qu’il glisse moins bien que son prédécesseur (Mistral). Si c’est pas pathétique, ça !

3/ Pas de conditions limites

La plupart des épreuves pro fixent une limite inférieure de vent, afin de ne pas envoyer les coureurs dans la pétole, ou seul le pumping (créer un vent relatif à grands coups de bras) serait déterminant. C’est mieux pour le sport, c’est mieux pour le spectacle. Ici, pas de limites inférieures, les courses ont eu lieu dans la pétole.

Demande-t-on à un pilote de Formule 1 de pousser sa voiture ? Non. Demande-t-on aux skieurs de descendre sur une piste sans neige ? Non. C’est pour cette raison que de la même manière, les compétitions pro de planches prévoient une période d’attente pour espérer avoir du vent et valider une épreuve.

Résultat : la planche à voile a (encore) donné l’image d’un sport vieillot, ou il faut pousser pour avancer.

4/ Pas d’epreuves d’expression

Il y a plusieurs disciplines pour les plancheux pro : course (appelée slalom), vitesse (moyenne sur une distance définie, en descente par rapport au vent), et 2 disciplines d’expression : freestyle et vague (reconnue comme la discipline reine). Malheureusement la planche pro est organisée par les gens qui font du bateau : en France, l’Association Francaise de Funboard (AFF) est depuis peu affiliée à la Fédération Francaise de Voile, c’est-à-dire des gens qui ne voient pas autre chose que la course. Tant mieux pour eux, tant pis pour la planche. Le résultat est que ces gens-là n’ont pas compris que ce qui pourrait faire bouger les foules pour regarder la planche, ce ne sont pas les résultats, mais le spectacle. [2]

Le comité olympique n’est pas dirigé par l’AFV, mais je suppose (à tort ? j’aimerai que ce soit vrai) qu’on retrouve le même profil de gens de l’AFV dans le comité olympique pour la voile. Il va s’écouler un certain temps avant de voir apparaître une épreuve vraiment intéressante de planche aux J.O. (jamais ?).

Me voilà condamné à regarder, médusé, ces jeunes gens de moins de 75 kg, pomper pour essayer de faire avancer un support dépassé technologiquement, dans une pétole déprimante, pour une compète sans aucun intérêt.

Allez voir des pros s’entrainer à Leucate et envoyer des front loops dans plus de 30 noeuds avec des planches de moins de 80 litres, et vous comprendrez ce qui peut faire de la publicité positive pour ce sport !

Encore bravo Julien ! Tu fais preuve d’une force de caractère et d’une technicité sans pareil pour concourir dans ces conditions !

[1] : autre avantage : tous les clubs du monde peuvent organiser des compétitions avec du matériel identiques. Sauf à haut-niveau, ou les sponsors veulent avant tout mettre en avant leur matériel dernier cri.

[2] il y a bien des épreuves de vagues en France, mais pas de FreeStyle. Il y a eu seulement 2 étapes de slalom, on peut donc se poser la question de la pertinence d’un classement , et 1 seule épreuve de vagues !

MAJ : Voilà ce que je voyais en allant sur la page windsurf de l’AFV:

Microsoft OLE DB Provider for ODBC Drivers erreur ‘80004005′

[Microsoft][ODBC SQL Server Driver]Échec de la liaison de communication

/ffv/includes/connect_vbs.asp, ligne 40

Ils sont même pas fichus d’avoir un site web digne de ce nom alors qu’il y a eu un médaillé… Franchement…

MAJ 2 : Je râle, oui. Mais bon, allez, c’est quand même bien d’avoir une épreuve de planche aux J.O. :-)

MAJ Album Photo : Port de Vénasque en amoureux.

Lundi 4 août 2008

Et la marmotte….

Vraiment un coin sympa

Aurélie a découvert le mode macro…

Les trop nombreuses photos sont

La Nem’attitude

Dimanche 3 août 2008

Ca y est, les 20 premiers litres sont passés au travers des filtres.

L’apparence avait l’air bonne, et comme le seul moyen de vérifier que c’est bon est de tenter l’expérience, 10L sont partis dans le réservoir. Ca rappelle un peu Pasteur qui décide de tenter un vaccin sur lui-même. (sauf que ca n’a en fait rien de révolutionnaire, et que ma vie n’est pas en jeu. Bref, Pasteur était quand même un type plus classe)

Samedi, petite tramontane, aller-retour jusqu’à Narbonne; tout s’est bien passé hormis les bouchons sur la route. Vivement l’hiver :-) Petite déception : il n’y a pas d’odeur bizarre. Va falloir augmenter le pourcentage ;-)

Ce dimanche, aidé de mon super-beau-frère (merci à lui !), on a branché l’électro-vanne d’arrivée qui permet de basculer entre les 2 réservoirs. Aucun incident à déplorer, mais ca a été quand même une bonne galère. Rien ne se passe jamais comme prévu… Faire des plans fonctionnels n’est pas suffisant quand on trafique un moteur, il faut aussi calculer l’occupation physique des éléments. Tout n’est pas toujours possible, même avec de la bonne volonté. Un univers inconnu à l’informaticien que je suis, habitué à rajouter ou enlever des bouts de code à volonté (avec un design préalable, of course ! :-) ) et limité uniquement (ou presque) par le temps et l’imagination.

Promis, je poste des photos bientôt.