Archive pour janvier 2009

Station de filtration d’huile de friture

Jeudi 29 janvier 2009

Voici la “fameuse” station d’enrichissement d’uranium ^W^W filtration d’huile de friture.

filtration

1 - L’ensemble est constitué de 4 cuves de décantation (des poubelles de bureau de chez FoireFouille) , dans lequel le carburant en devenir doit décanter au minimum 4 semaines. Avant d’arriver dans la cuve, je le passe au travers d’un filtre grosse maille. (des draps usagés de récup; à vot’ bon coeur, msieurs dames). J’indique sur la poubelle au marqueur la date et le volume en attente. La date pour vérifier que les 4 semaines sont bien passées, et le volume pour faire le décompte total.

2 - Chaque cuve est équipé de 2 robinets (robinets plastiques bas de gamme de piscine), un haut et un bas. Le robinet haut sert à passer la partie “noble” du précieux liquide.

3 - Le robinet du bas sert à éliminer les boues de décantation; autrement dit, les gros morceaux de fritures qui boucheraient les tuyaux. En pratique, le drap permet déjà d’éliminer pas mal de boue.

4 - Premier filtre petite maille de 40 microns; filtre et porte-filtre sorti tout droit de chez le pisciniste. (”Mais vous avez quoi comme piscine ? ” - “J’ai pas de piscine”)

5 - Second filtre petite maille de 5 microns; Acheté sur internet dans une boutique d’aquarium. Le plus cher.

6 - Dernier poste de filtration. (Un saut de plage pour enfants percé, avec une bouteille d’eau de 5 L en plastique coupée et scotchée). Filtre tissu industriel 1 micron. Cher au mètre-carré, mais en fait le 5 micron est celui qui se bouche en premier.

7 - Jerrican d’huile filtrée, spécial hydrocarbure. Je l’ai mis dans un bloc de confinement en plastique (un bac à linge bas de gamme de chez Foire Fouille) pour éviter que des fuites malencontreuses aille remplir le parking.

8 - Bidons en attente de filtration. Ils viennent direct du restaurant, pour éviter de désamorcer le processus en cas de problème d’approvisionnement une semaine.

9 - Barbecue. Ca filtre pas, mais ca peut aider certains à comprendre d’ou vient l’odeur étrange qui colle aux saucisses l’été….

– Powered By Foire-Fouille

Passage à Ubuntu

Lundi 12 janvier 2009

Après mes derniers déboires avec Mandriva au moment du passage en 2009.0:

  • Perte de l’auto-login… qui pourtant marchait bien avant.
  • Configuration pétée de mon imprimante HP
  • Message d’erreur VB au lancement d’OpenOffice
  • Paquetage d’une version bêta de digikam boguée et inutilisable de Kde4 alors que j’utilise Kde3

J’ai décidé de passer à Ubuntu dont tout le monde dit grand bien autour de moi. Et pour l’instant, j’avoue ne pas être déçu ! C’est vraiment une “Debian-made-usable”: nvidia packagé et facile à installer, imprimante plug-n-play, suspend-to-disk qui marche direct, etc…

J’aime même l’installateur: mon CD d’installation était foireux (erreurs de gravure), mais le CD est aussi un live CD qui permet de surfer, télécharger et graver. J’ai pu donc graver un nouveau CD alors que la Mandriva qui était installée sur le disque dur était déjà écrasée. Et au passage, comme on peut installer à partir du LiveCD, j’ai pu écouter ma musique pendant l’installation. Si c’est pas la grande classe, ça !

Seule ombre au tableau, le Thunderbird packagé dans la version TLS a fait l’import de mes mails en les recopiant tous dans son répertoire à lui, utilisant 800 Mo de plus pour rien… Mais c’est un problème bien mineur, comparé à tout ce qui aurait pu se produire.

Gestion de Projet - Episode 3 - Le projet informatique de A à Z

Mercredi 7 janvier 2009

 Le projet informatique de A à Z : Approche pragmatique de la gestion de projet

Un ouvrage qui se veut exhaustif sur la gestion de projet informatique, en présentant l’état de l’art en la matière. Encore une fois, c’est assez centré sur les projets de sociétés de service, même si quelques excursions sont faites dans le domaine des projets internes ou des projets innovants, mais rien de bien franc.

De manière générale, l’ouvrage essaie de donner des méthodes pratiques, alors que jusque-là les ouvrages que j’ai lu faisaient appel soit au bon sens, soit à l’expérience. C’est à la fois intéressant de voir qu’il existe une science de la gestion de projet, et à la fois navrant de constater que ce qu’elle a produit est parfois pipoteux. Exemple, avec l’estimation du cout d’un projet:

E = (LOC * B ** 0.333 / P ) *** 3 * ( 1/ t ** 4)

E = effort en hommes/mois

LOC = lignes de code

B  = facteur lié à des compétences particulières.

P = paramètre de productivité.

Bref, il suffit de réfléchir un peu pour se rendre compte que cette méthode est 100% compatible Pipotronix2000+.  Tout cela frise le scientisme, même si c’est entouré de moultes précautions précisant que ça nécessite de l’expérience, que ce ne doit pas être utilisé comme mesure de performance, etc…

Malgré cela, d’autres aspects ont réveillé mon intérêt, à défaut de me faire rire, et je compte bien les exposer ici.

Section qualité, les auteurs donnent d’abord une segmentation des entreprises en fonction de la gestion de leur processus de production et de la gestion de la qualité des logiciels produits. Cela m’a paru assez intéressant.

  • “Non-qualité”. Aucun processus de qualité n’est mis en place, tout est informel : décisions, responsabilité, planification. Pas de circulation de l’information. Pas de règles, ou alors différentes ou inconnues en fonction des services. (on appelle ça “tout en vrac”, non ?)
  • “Qualité Intuitive”. Quelques méthodes “maisons”, acquises par l’expérience, les statuts des individus sont maitrisés. (on pourrait appeler ça “syndrôme NIH”)
  • “Qualité formelle”. L’entreprise applique des méthodes qualité connues et appliquées, la cohérence de l’ensemble est maitrisée.
  • “Qualité officielle”. L’entreprise poursuit des certifications qualité,des ressources y sont dédiées.
  • “Qualité totale”. L’enreprise et leader dans son domaine et paricipe à l’élaboration de normes qualité.

Et vous, ou se situe l’entreprise ou vous travaillez ?

Plusieurs certifications qualité sont étudiées: ISO900x, Merise, IEEE, CMM. Je ne connaissais pas CMM (Capacity Maturity Model), l’approche a l’air intéressante. L’objectif de la méthode est de mener l’entreprise à passer au travers de 5 niveaux de maturité. Les niveaux sont définis ainsi:

  • Initial. Pour passer au stade suivant, il faut “discipliner” les processus existants.
  • Répétable: gestion de conf, assurance qualité, suivi/plannification de projet, spécification. Pour la suite, il faut décrire et standardiser les processus existants.
  • Défini: Revues externes, coordination des équipes, ingéniérie produit, gestion des formations .Par la suite, il faudra être capable de prédire en fonction du processus.
  • Géré: Gestion de la qualité, Analyse et mesure des procédés, quantification des activités. Par la suite, il faudra améliorer les processus actuels.
  • Optimisé: gestion du changement et de l’évolution technologique, prévention des risques.

On retrouve en partie la description faite précédemment. CMM définit des normes pour chacun de ces items. Ce qui est intéressant dans cette approche, c’est qu’elle ne force pas un modèle particulier, mais fait se poser la question à l’organisation: comment obtenir ce niveau de qualité avec mon organisation actuelle ? L’objectif est de se diriger vers un processus “adulte et industriel” de production logiciel.

Là encore, ou en est l’entreprise ou vous travaillez ?

Une autre question intéressante que l’auteur pose est celle du choix entre le développement et l’achat d’une solution. En fait, il y a 4 choix possibles d’après lui:

  • Le développement. C’est la seule possibilité lorsqu’il n’existe aucun produit sur le marché, mais le plus risqué (encore une fois, dans l’optique SSII avec un projet pour un client particulier)
  •  La réutilisation, mais est-ce toujours possible ? Nécessite un produit de bonne qualité.
  • L’achat. Ne pas négliger le cout d’intégration/tuning !
  • La sous-traitance. Pour l’auteur, le grand intérêt de la sous-traitance est l’accès immédiat à des compétences qu’il aurait été impossible d’avoir autrement. Ce qui me fait penser que la sous-traitance est une absurdité dans le cas d’une société spécialisée dans un domaine, puisque seul un concurrent pourrait posséder des ressources plus compétentes… Mais je m’égare….

Concernant l’activité développement, l’auteur brosse un état de l’art des méthodes: UML, design pattern, etc. Une bonne introduction au sujet qui permet d’aller ensuite vers une incursion vers des ouvrages spécialisés; en effet, on peut difficilement devenir compétent sur UML en quelques pages, (tout au plus faire illusion lors d’un entretien d’embauche ?). Bref, quelqu’un qui a déjà participé à la conception et à l’écriture de code n’apprendra pas grand chose, sauf peut-être dans les sections de qualité de code (coding style, quand tu nous tiens…) et de documentation.

Pareil sur la section “versionnement” qui contient une belle introduction à la gestion de code, mais se termine par un pathétique “Malgré la clarté du concept de la division en branche, gérer un système de branchements sur un référentiel à gestion de versions est toujours une tâche compliquée, surtout lorsque les paquetages de code n’évoluent pas à la même vitesse”. Moi qui m’attendais à des solutions pratiques à mes problèmes du moment en pensant rentrer enfin dans le vif du sujet, je peux aller voir ailleurs.
Par-contre, les sections “test” et “recette”ont été intéressantes au vu de ma méconnaissance du sujet. Je suppose qu’un expert du domaine aurait été déçu à son tour…

Bref, une bonne introduction générale, bien touffue, si on fait abstraction des délires de maniaque de gestion de projet à base de métriques à la con.

Bonne lecture.

La petite dernière de l’année…

Jeudi 1 janvier 2009

Alors que j’allais tranquillement chercher des huîtres chez les producteurs à Leucate pour le réveillon, il se trouve qu’il y avait du vent marin. Et comme les choses sont bien faites, j’avais encore dans ma voiture mon matériel de vague et ma combi… Ca alors ! Quelle coïncidence ! Profitant de l’occasion, j’ai mis pied à l’eau à La Franqui, à quelques kilomètres de l’endroit maudit ou j’ai cassé ma 5.4, parce que le bord est protégé du beach break par la falaise de La Franqui. Houle de 1.5m à une centaine de mètres du bord, pas de casse, ma nouvelle wavemc 5.3 a assuré !

Seule ombre au tableau, Alibi s’est faite mazouter. C’est la première fois que ca m’arrive sur la méditerranée sûrement parce que les résidus des dégazages ne peuvent être ramenés au bord que par le marin et pas par la tramontane qui est un vent de terre; La dernière fois c’était en Bretagne, les pétroliers sont vraiment des gros porcs.

Mazout

Ce qui nous rappelle que 95% de la pollution maritime par hydrocarbures est dûe au dégazage, et 5% “seulement” par les marées noires.

Bonne année 2009 !

Jeudi 1 janvier 2009

C’est de circonstance, non ?